Jour blanc

"Quand ciel et sol se mélangent" Au travers de cette série à tendance minimaliste et quasi monochromatique, je cherche à montrer la pureté et l’immensité des paysages polaires, dans lesquels semblent se perdre faune, humains et constructions. Je l’ai intitulée “Jour blanc”, du nom de ces conditions météorologiques très spéciales durant lesquelles ont été prises la plupart des photos qui la composent. Lors de ceux-ci, ciel et sol se mélangent, tout semble absorbé par cette blancheur : les contrastes, les couleurs, les bruits. Tout est feutré et rien ne semble pouvoir perturber ce calme. Cette ambiance, si particulière, est troublante pour nos sens car nous y perdons tous nos repères, au point d’être parfois pris de vertiges. Doux pour certains, angoissants pour d’autres, ces jours blancs, laissent rarement indifférent.

Photos qui la composent

L'oasis

Jour blanc. La visibilité se réduit à quelques dizaines de mètres. Il n’y a plus de sol, plus de ciel, plus d’horizon, plus de repères. Les vertiges ne sont pas rares.
Soudain, après des heures de marche dans toute cette blancheur, apparaît le refuge de Sälka, telle une oasis au milieu du désert.
Le soir, les aurores danseront au-dessus des chalets, dans un ciel partiellement libéré de sa couche nuageuse.


Le convoi

L’ambiance était calme ce jour-là, au refuge de Sälka, en Laponie suédoise. Tout était feutré, figé dans le jour blanc. L’arrivée d’un convoi tiré par une quarantaine de chiens de traineau en milieu d’après-midi ne pouvait alors pas passer inaperçue.
Les lieux retrouveront leur quiétude un peu plus tard, à l’heure de la sieste, après un repas qu’ils auront certainement bien mérité.


Fjällripa

Un groupe d’une dizaine de lagopèdes alpins, des "fjällripa" pour les locaux, a croisé mon chemin alors que je venais tout juste de reprendre la route après avoir replié mon campement.
Le temps de réagir, le gros de la troupe était déjà hors de portée. Heureusement pour moi, il restait quelques traînards.


Sérénité

Je longeais la côte en direction de Grøtfjord depuis Tromsø, en quête de beaux paysages, lorsque mon regard a été attiré par d'étranges traces dans la neige.
Elles menaient à un groupe d'une dizaine de rennes, en train de se reposer paisiblement. Rien ne semblait pouvoir déranger la sérénité dans laquelle ils étaient plongés.


La récompense

Il m’aura fallu faire une longue et difficile ascension, avec des raquettes inadaptées à cette neige profonde et légère, pour rejoindre ce groupe de rennes.
Je suis arrivé au bon moment pour les voir passer sous mon nez, avant de s’en aller à contre-jour, dans une ambiance lumineuse vraiment très particulière.
Une jolie récompense offerte par la nature pour le mal que je me suis donné à monter jusque là.


La découverte

Le hasard est parfois un bon guide, car il m’a permis de trouver cette harde de rennes se reposant paisiblement sur l’île de Kvaløya, près de Tromsø.
Il s’agissait là de mon tout premier contact avec la faune nordique, lors de mon tout premier séjour au delà du cercle Arctique.
Une belle découverte qui me donnera le goût de poursuivre mes aventures polaires !


La rencontre

Déjà croisés un peu plus tôt dans la journée, au milieu de rien, au Spitzberg, ce groupe de trois rennes du Svalbard a levé sa garde et m’a laissé me rapprocher.
Nous nous sommes regardés mutuellement, avec beaucoup de curiosité.
Il s’agit d’une espèce endémique. Plus petite, plus trapue, plus velue que les rennes continentaux, plus adaptée à ce rude environnement.


La méfiance

En plein jour blanc, au Spitzberg, dans le Haut Arctique, royaume de l’ours polaire, nous avons fait une intéressante rencontre avec mes camarades d’expédition.
Un groupe de trois rennes du Svalbard a croisé notre route à quelques dizaines de mètres de nous.
Méfiants, ils gardent leurs distances. Sommes nous les premiers humains qu’ils voient ?


Perdu

Bien qu’il paraisse perdu au milieu de toute cette étendue blanche, ce renne du Svalbard n’est pas seul, car le reste de sa harde le rejoindra quelques minutes plus tard.
Je reste intrigué par ces lambeaux qui pendent de ses bois. Que peuvent-ils bien être ? De très vieux restes du velour qui les recouvre périodiquement peut-être ?

Expositions

Cette série a été ou sera exposée lors des évènements suivants :

Évènement Lieu Dates
Rencontres Photo Drom 2025 Drom (01) du 06/09/2025 au 07/09/2025 Passé
Festival Joyeuse Escale 2024 Joyeuse (07) du 08/05/2024 au 12/05/2024 Passé
Festival Périples & cie 2023 Mâcon (71) du 10/11/2023 au 12/11/2023 Passé
Festival de l'image du Dévoluy 2023 Superdévoluy (05) du 20/07/2023 au 22/07/2023 Passé
Festival nature Ain 2023 Hauteville-Lompnes (01) du 12/05/2023 au 14/05/2023 Passé
Salon Monts d'Or Photos 2023 Saint-Didier-au-Mont-d'Or (69) du 10/03/2023 au 12/03/2023 Passé